13- La photo Macro

LA MACRO

J’espère que les notes qui suivent seront un rappel utile de l’atelier que vous venez de suivre. Si vous avez besoin d’informations supplémentaires n’oubliez surtout pas que la meilleure source demeure votre manuel d’instructions. Si cette source ne vous aide pas, n’hésitez pas à nous appeler ou à nous visiter. Il nous fera plaisir de vous aider.

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<strong> </strong><strong>L’EQUIPEMENT</strong>

Pour faire de la macro, il faut être en mesure de se rapprocher du sujet. Bien que beaucoup d’optiques permettent de faire de la photo rapprochée (environ de la taille d’une marguerite ou deux), on veut souvent être plus près. L’idéal reste alors le vrai objectif macro, dont la longueur focale peut varier entre 50 et 200mm.

Pour débuter, d’autres options moins coûteuses s’offrent à l’amateur.

<strong>Les bonnettes d’approche : </strong>Elles se présentent sous la forme de filtres que l’on visse simplement devant un objectif. Peux encombrantes elles s’adaptent sur la plupart des optiques mais peuvent causer des difficultés avec les objectifs de plus de 200mm.

<strong>Les tubes allonges : </strong>Les tubes allonges sont simplement des tubes creux qui s’insèrent entre le boîtier et l’objectif. On doit préférablement utiliser des optiques de plus de 50mm ; il n’y a pas de longueur maximale. On perd également jusqu’à deux stops de lumière en utilisant un jeu complet de tubes. Par contre, il n’y a aucune perte de qualité notable.

<strong>Le Soufflet : </strong>Avec les soufflets on retombe dans le domaine des pros ou des amateurs très avancés. Les soufflets modernes, capables de contrôler des objectifs électroniques, coûtent typiquement plus de $1500. Ils sont également plus fragiles que les tubes allonges et sont généralement relégués au travail en studio. Assujettis aux bons objectifs ils peuvent permettre des grossissements de l’ordre de 10X.

<strong>Bagues d’inversion : </strong>On peut monter un objectif à l’envers sur un autre objectif. On obtient ainsi une « bonnette » de très haute qualité capable de fournir des grossissements importants. Il y a quelques règles à respecter : l’objectif inversé doit toujours être plus court que celui qui est monté sur la caméra. Idéalement, l’objectif inversé devrait être un objectif fixe plutôt qu’un zoom. Finalement, plus que l’objectif inversé est court, plus on aura de grossissement. Toutes les combinaisons ne sont pas viables ; il vaut dont mieux faire des essais simplement en tenant l’objectif manuellement. Lorsqu’une combinaison fonctionnelle est trouvée, il suffit de monter deux bagues Cokin série P du bon diamètre dos à dos avec du ruban gommé ; pour un montage plus permanent on peut également boulonner les deux bagues ensemble.

<strong>Flash : </strong>Bien qu’il existe plusieurs flash spécialisés pour la macro, on peut facilement travailler avec un flash plus standard. Idéalement, on sépare le flash de la caméra à l’aide d’un câble qui permet de conserver les fonctions TTL, préférablement en montant le flash sur un bras articulé pour le positionner plus facilement. Une autre option consiste à travailler avec un « contrôleur de flash » qui permet de déclencher un ou plusieurs flashs à distance sans fil, toutes les fonctions automatiques étant maintenues.

Les flashes spécialisés pour la macro se présentent normalement sous la forme de deux petits flashes montés sur une bague fixée sur le devant de l’objectif. Ils sont pratiques dans le sens qu’on peut les positionner facilement, même lorsque le sujet est très près de l’élément frontal, ce qui survient souvent aux forts grossissements. Les flashes annulaires peuvent également servir dans de telles circonstances ; leur éclairage a par contre tendance à être plus « plat ».

<strong>ACCESSOIRES SUPPLEMENTAIRES :</strong> Plus les grossissements seront important, plus la profondeur de champ diminuera, de sorte de la mise au point devient rapidement critique. On peut alors monter la caméra sur un rail de mise au point qui permet de bouger la caméra au millimètre près.

Un bon trépied est essentiel dans bon nombre de situations. Choisissez en un qui permet de positionner la caméra au niveau du sol. Pour vous aider, un viseur d’angle permet également de cadrer sans avoir à se coucher à plat ventre.

A cette liste, on peut ajouter des réflecteurs, diffuseurs, des pinces pour retenir les sujets, et même des aquariums de diverses tailles (fabrication maison ou achetés dans le commerce) pour contenir de petits sujets vivants. La seule limite est celle que s’imposera le photographe lui-même, selon le type de sujet qui l’intéresse.

<strong> </strong><strong>LES REGLES DE COMPOSTION :</strong>

<strong> </strong>Les règles de composition en macro ne sont guère différentes de celles de la photographie normale (règle des tiers, diagonales, etc.). Par contre, la macro requiert généralement une plus grande attention en ce qui a trait aux détails : brin d’herbe à l’avant-plan, feuille au soleil à l’arrière-plan, etc. De plus, à fort grossissement même quelques poussières peuvent ruiner une photo.

<strong>LA LUMIERE : </strong>

La lumière, quelle soit naturelle ou artificielle, doit être contrôlée si l’on désire obtenir une photo de qualité. Une lumière directe cause des ombres définies, qui peuvent être utile lorsque l’on désire montrer la texture d’un sujet. Dans d’autres circonstances, il est préférable de travailler avec une lumière plus tamisée. Une journée nuageuse, un coin ombragé, ou un diffuseur sur le flash sont souvent la meilleure solution pour obtenir des couleurs saturées sans ombres dures.

Autre élément à surveiller : la direction de la lumière. Un éclairage de face donne souvent une image ordinaire, alors qu’un éclairage en contre-jour pourrait ajouter un élément intéressant à un sujet quelconque. Dans ce dernier cas, l’utilisation d’un réflecteur aidera à garder le coté ombragé assez clair pour voir les détails.

En lumière naturelle, l’usage d’un polariseur augmentera souvent la saturation des couleurs en plus de contrôler les reflets. Il est également possible de travailler en lumière polarisée avec des flashes. Il est alors nécessaire de polariser la lumière du flash avec un filtre qui se présente sous l’aspect d’une feuille que l’on découpe à la dimension désirée. On peut les maintenir en place sur la tête du flash avec un élastique ou du velcro. L’étape suivante consiste à regarder le flash à travers un filtre polariseur pour trouver à quel angle on doit le monter sur l’objectif ; le bon angle verra la tête de flash devenir noire.

<strong> </strong><strong>FACTEUR DE GROSSISSEMENT</strong>

<strong> </strong>Si vous prenez goût à la macrophotographie vous serez peut-être tentés de connaître le facteur de grossissement, autrement dit, de savoir à quel point la photo de votre sujet est grossie par rapport à sa taille réelle.

En macro, vous entendrez souvent parler de “grandeur nature”, “1x”, ou “un pour un”. Tous ces termes sont interchangeables : si votre sujet mesure un centimètre dans la vie, son image mesure également un centimètre sur le plan film. Anciennement, on parlait ici du film ou de la diapositive. De nos jours, le plan film représente l’image telle que générée sur le capteur numérique. Ainsi, le facteur de grossissement est toujours une échelle reliée à la taille réelle de l’objet photographié. Lorsque l’on parle d’un grossissement de 2x, le sujet mesure ½ cm dans la vie, mais 1 cm sur l’image plan film. Un facteur de 0.5x veut dire l’inverse : un sujet de 2 cm ne mesure plus que 1 cm sur le plan film.

Les objectifs macros sont généralement équipés d’une échelle qui indique le facteur de grossissement directement sur le baril de la lentille.

Lorsque l’on travaille avec des tubes d’extension il existe une formule mathématique simple pour calculer le facteur de grossissement :
<p style= »text-align: center; »> <strong> TUBE D’EXTENSION DIVISÉ PAR L’OBJECTIF = GROSSISSEMENT</strong></p>
&nbsp;

Par exemple : vous avez 68mm de tubes (le jeu complet de Kenko), et un objectif de 50mm.

68 / 50 = 1.36x. Le même jeu de tubes avec une 100mm donne 68 / 100 = .68x.

Il est important de noter que cette formule fonctionne seulement lorsque l’objectif a sa mise au point réglée sur l’infinité. Si l’objectif est réglé à la mise au point minimum, le facteur de grossissement sera augmenté. Ainsi, avec un objectif macro réglé pour donner 1x, il faudra ajouter ce facteur à celui donné par les tubes. Pour une 100mm macro avec 68mm de tubes on obtient 1.68x.

Est-il important de connaître le facteur de grossissement ? Tout dépend. Pour des applications scientifiques (entomologie et paléontologie, par exemple), il peut être essentiel de le noter. Lorsque l’on travaille avec un équipement complètement manuel, connaître le facteur de grossissement est nécessaire pour calculer la distance requise entre flash et sujet. Avec un équipement plus moderne qui mesure l’éclairage au flash automatiquement, ces calculs sont superflus. Plus souvent qu’autrement, il n’est pas vraiment nécessaire de connaître le facteur de grossissement, en autant que le résultat final soit satisfaisant pour votre sens artistique…

<strong>LA PROFONDEUR DE CHAMP:</strong>

<strong> </strong>La plus grande difficulté en macro est le manque de profondeur de champ. Plus le grossissement augmente, plus la profondeur de champ diminue.

Il devient alors très important de bien faire la mise au point au bon endroit. Evitez l’autofocus : souvent imprévisible celui-ci « cherche » sans trouver, ou trouve au         mauvais endroit… La mise au point réglée sur manuelle, faite plutôt le focus en avançant et reculant la caméra jusqu’à ce que l’image soit nette. Si le sujet est un animal (insecte, grenouille, ou autre), veillez à bien faire le focus sur les yeux.

Pour que tout le sujet soit net dans l’image, la meilleure approche est de trouver un angle où toutes les portions importantes de celui-ci sont dans le « plan focal » de la caméra. Autrement dit, tout ce qui sera parallèle au dos de la caméra sera net, peu importe l’ouverture choisie.
<table>
<thead>
<tr>
<td width= »58″>&nbsp;

<strong>G \     F</strong></td>
<td width= »64″>&nbsp;

f8</td>
<td width= »63″>&nbsp;

F11</td>
<td width= »68″>&nbsp;

f16</td>
<td width= »63″>&nbsp;

f22</td>
<td width= »63″>&nbsp;

f32</td>
</tr>
</thead>
</table>
&nbsp;
<table>
<thead>
<tr>
<td width= »56″>&nbsp;

0.5x</td>
<td width= »65″>&nbsp;

3.2mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

4.4mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

6.4mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

8.8mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

13mm</td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td width= »56″>&nbsp;

1x</td>
<td width= »65″>&nbsp;

1.1mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

1.5mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

2.1mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

3mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

4.2mm</td>
</tr>
<tr>
<td width= »56″>&nbsp;

1.5x</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.6mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.8mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

1.2mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

1.6mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

2.4mm</td>
</tr>
<tr>
<td width= »56″>&nbsp;

2x</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.4mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.55mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.8mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

1.1mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

1.6mm</td>
</tr>
<tr>
<td width= »56″>&nbsp;

3x</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.25mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.32mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.47mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.64mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

1mm</td>
</tr>
<tr>
<td width= »56″>&nbsp;

4x</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.16mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.22mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.32mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.44mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.64mm</td>
</tr>
<tr>
<td width= »56″>&nbsp;

5x</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.13mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.18mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.25mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

0.36mm</td>
<td width= »65″>&nbsp;

.05mm</td>
</tr>
</tbody>
</table>
Ce tableau montre la profondeur de champ à différentes ouvertures et grossissements. Les zones ombragées représentent les combinaisons grossissement / ouvertures où la diffraction devient un problème et annule les gains obtenus avec la profondeur de champ.

<strong>LISTE D’EQUIPEMENTS</strong>

<strong> </strong>La plupart des équipements suivants ont été mentionnés dans l’atelier. Pour les retrouver sur notre site (<a href= »http://www.lozeau.com/ »>www.lozeau.com</a>), entrez le code de produit dans l’ongler « rechercher) (en haut, à droite). Il est possible que certains items ne soient pas en stock ; vous pouvez alors nous contacter si vous avez des questions.

Diffuseurs :

15-05723 Diffuseur Gary Fong Puffer Plus

15-05724 Diffuseur Gary Fong Puffer Plus (pour Canon)

15-05273 Aurora Microbox MBS 15x20cm

Réflecteur :

30-02800 Illumi 56cm/22po (Argent/Blanc)

Filtre Polariseur en feuille :

CW R005-730011 Filtre Rosco Polarisant 730011 17 x 20po

Bracket (Bras)

15-06677 Braquette Xit à angle droit avec 2 sabots

NA KH-1100 Braquette Kaiser 1100

Boite de Diffusion

GN 1886 Lastolite Cubelite 18x18po)

GN 2486 Lastolite Cubelite 58cm

Rail de mise au point

30-00158 Manfrotto 454 plaque micrometrique

Trépieds:

17-01183 Manfrotto MT055XPRO3 Aluminium

17-01565 Sirui T-024X avec tête C-10KX (Carbone)

17-01215 Manfrotto 055 CXPRO 4 sections (Carbone)

17-01097 Gitzo GT0542 (Carbone)

Têtes de Trépieds :

Manfrotto XPRO MHXPRO-BHQ2

Manfrotto MHXPRO-3WG 3

Logiciels pour le Stacking

Mon préféré des gratuits est Combine ZP

( <a href= »http://www.hadleyweb.pwp.blueyonder.co.uk/ »>http://www.hadleyweb.pwp.blueyonder.co.uk/</a> )

Mon préféré des logiciels payant est Zerene Stacker

( <a href= »http://zerenesystems.com/cms/stacker »>http://zerenesystems.com/cms/stacker</a> )

Mon Livre

« Bien débuter en photographie de Pierres, Minéraux et Fossiles », disponible sur le site du Club de Minéralogie de Montréal

https://www.clubmineralogiemtl.com/Publications%20CMM/Publications%20disponibles%20au%20CMM.pdf

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Droits d’utilisation exclusifs :

© Christian Autotte

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